Vintage: La piste électrique 1/12° Leisure Electronics Super-Stock Model 100SS - 100SR (1979).

Edité le 29/03/2026.
Réactualisé le 29/03/2026.
Crédits photos: R.Bruhin.
Texte: Georges.

En premier lieu, je tiens à remercier chaleureusement Monsieur R. Bruhin, créditeur des photos suivantes (sauf mentions éventuelles)!

Introduction.

Derrière l'aventure Leisure Electronics, qui a durablement influencé le déploiement de la motorisation électrique dans le domaine du modélisme radiocommandé, se cache un couple, Nancy et Roland A. Boucher.

Malheureusement, le parcours de Nancy Boucher est assez mal documenté, hormis le fait qu'elle était fortement impliquée dans la création et la gestion de l'entreprise, ainsi que dans l'organisation d'expositions et de manifestations. Il est ainsi rapporté qu'elle dirigea l'entreprise seule quand son mari était appelé pour des missions pour son ancien employeur par exemple. Le parcours de Roland A. Boucher, ingénieur et inventeur, est par contre bien documenté, et il est impressionnant. Voici ce que j'ai pu retracer en compilant les différentes sources disponibles (bibliographie en bas de page).

Né en 1932 dans le Connecticut, Roland A. Boucher a construit sa propre radiocommande pour la gouverne de direction de son aéronef modèle réduit en 1948. En 1952, il a délaissé l'aéromodélisme pour piloter des avions grandeur nature, mais y reviendra en 1963.
Sorti d
iplômé avec mention de l'Université du Connecticut, il a obtenu une bourse pour étudier à l'université de Yale, où il a obtenu une maîtrise en Sciences de l'Ingénieur en 1955. Après ses études, il a rejoint la Hughes Aircraft Corporation à Culver City en Californie. Il a été chargé de coordonner les essais et l'évaluation des équipements avioniques du Convair F-106 Delta Dart, un avion intercepteur mis en service en 1959. Roland A. Boucher raconte cet épisode de sa vie dans un article intitulé "The Program to Triple the Reliability of two Squadrons of F-106 Fighter Aircraft in 90 days" disponible sur le site Medium.

En dix ans, il a gravi les échelons jusqu'au poste de directeur de l'ingénierie et a participé à la conception de satellites de communication et de navigation. Durant cette période, il a notamment mis au point une caméra satellitaire améliorée pour la photographie météorologique. Il a ensuite conçu, développé et démontré la faisabilité des communications entre satellites et aéronefs aux fréquences VHF dès 1963 à l'aide du satellite Syncom III, un épisode qu'il raconte également sur Medium dans un article intitulé "Développement des satellites aéronautiques 1963-1972: Deux satellites communiquent avec les Boeing 747 de Pan Am au-dessus des océans Atlantique et Pacifique".
En 1968, il a développé la première station de transmission de télévision par satellite mobile aéroportée, utilisée à Bogota en Colombie lors de la visite du pape Paul VI en août 1968, puis lors de la visite présidentielle de Richard Nixon en Chine en 1972 .
En 1969, il a été choisi pour faire partie de la délégation américaine à la première conférence du CCIR (Consultative Committee on International Radio, devenu en 1992 le ITU-R) à Genève, chargée de sélectionner les autorisations de fréquences pour les communications par satellite.

C'est aussi cette année Roland A. Boucher et son frère Robert J. (dit "Bob") ont fondé Astro Flights, avec pour objectif le développement et la production de planeurs radiocommandés hautes performances destinés à la compétition.

En novembre 1970, Roland A. Boucher a commencé à étudier la possibilité de faire voler un modèle réduit d'avion radiocommandé à l'aide d'un moteur électrique. Ses calculs portant sur les équations fondamentales du vol ont démontré que les batteries nickel-cadmium du commerce possédaient déjà une densité énergétique largement suffisante pour faire voler un modèle réduit d'avion radiocommandé fonctionnel et qu'elles pouvaient être rechargées en quinze minutes. En avril 1971, il a présenté son premier modèle réduit d'avion électrique lors d'un salon professionnel à Anaheim, en Californie.
Un peu plus tard, il a construit une maquette de 1,80 mètre d'envergure d'un Fournier RF4 utilisant une batteries argent-zinc non rechargeable (pour une question de coût), qui a volé le 4 février 1972, démontrant qu'un motoplaneur électrique pouvait voler pendant une heure à une vitesse moyenne de 80 km/h. Ce vol a conduit à la proposition de construire un drone de combat de 2,40 mètres d'envergure et de 11 kg, capable de voler pendant une heure grâce à des batteries rechargeables argent-zinc et d'emporter une charge utile de 2,3 kg.

Entre 1970 et 1972, indépendamment de son emploi chez Hughes, il a également développé les concepts d'un drone de surveillance de champ de bataille à propulsion électrique de 2,40 mètres d'envergure et de 11 kg, capable de voler pendant une heure grâce à des batteries rechargeables argent-zinc et d'emporter une charge utile de 2,3kg, et d'un avion espion de haute altitude à énergie solaire.

En janvier 1973, il a quitté son emploi chez Hughes Aircraft Company, puis a rejoint son frère Robert J. dans l'entreprise Astro Flights, qui est maintenant une entreprise spécialisée dans la fabrication de produits pour avions radiocommandés électriques, de drones, de moteurs industriels sans balais, du premier avion solaire au monde et du premier modèle réduit d'avion radiocommandé électrique réellement utilisable. Ce dernier développement a fait l'objet d'une demande de brevet où les deux frères sont cités comme inventeurs le 10 mars 1975 (US3957230A, intitulé "Remotely controlled electric airplane").
Roland A. Boucher conçoit pour Astro Flights de nombreux produits, comme les premiers goupes motopropulseurs électriques au monde destinés à l'aéromodélisme, des chargeurs de batterie rapides, et des kits d'aéromodélisme.

En 1974, Astro Flights obtient un contrat de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), par l'intermédiaire de Lockheed, pour la construction du Sunrise I, le premier avion solaire au monde, modèle du drone à propulsion électrique précité. Ce vol historique, alimenté uniquement par l'énergie solaire, a lieu le 4 novembre 1974 à Fort Irwin, en Californie. Deux moteurs à ferrite Astro Flight Astro 40 propulsent l'appareil via un réducteur, et plus d'un millier de cellules solaires sur l'aile constituent l'unique source d'énergie, produisant environ 450 watts. En 1975, le Sunrise I est endommagé par une tempête. Cette année-là a vu également le lancement du Sunrise II, une version améliorée construite en seulement trois mois.

En 1975, Roland A. Boucher a conçu et développé une voiture modèle réduit électrique radiocommandée à propulsion électrique. Grâce à l'impulsion de son épouse, Nancy, il a fondé avec elle, après avoir cédé ses parts dans Astro Flights, la société Leisure Electronics pour la fabriquer et commercialiser. Dans les premiers temps, aucun distributeur n'est intéressé, mais quelques semaines après de premières bonnes ventes dans un magasin de jouets local, la voiture devient un succès à l'échelle nationale.

Après le départ de son frère, Robert J. Boucher est resté propriétaire et président de Astro Flights jusqu'à sa retraite en 2010, et participa en tant que consultant pour plusieurs projets consacrés à la propulsion électrique destinée à l'aviation à l'échelle 1. En 1988, il réduisit son implication dans l'entreprise pour se consacrer à des missions de conseil en ingénierie auprès d'autres sociétés (voir notamment l'article "The AMA History Project Presents: Biography of Robert (Bob) Boucher" sur le site de l'Academy of Model Aeronautics - AMA). Parallèlement, il a écrit de nombreux articles techniques et scientifiques.

Toujours en 1975, Roland A. Boucher a collaboré avec la fédération américaine ROAR (Remotely Operated Auto Racers) pour développer les spécifications de la classe des moteurs électriques .05, soit des moteurs à charbons d'un diamètre extérieur d'environ 36mm, soit 1/2 de pouce, dont la cage fait environ 50 mm à 57 mm, soit une moyenne de deux pouces, et dont le diamètre de l'arbre est de 3,17mm, soit 1/8 de pouce. Cette classe de moteurs électriques .05 est historiquement liée aux moteurs de taille 540, taille qui se retrouvent également dans les moteurs brushless qui équipent la plupart des voitures modèles réduits à l'échelle 1/12° ou 1/10° actuelles à propulsion électrique.

Toutefois, après dix ans d'activité, la pression due à la concurrence étrangère devient de plus en plus forte pour Leisure Electronics, et, en 1988, sa femme et co-fondatrice de la société, Nancy, est victime d'une crise cardiaque. Ces événements ont conduit Roland A. Boucher à réduire son implication dans l'entreprise vers 1992 et à consacrer la majeure partie de son temps à des missions de conseil en ingénierie pour d'autres sociétés.

En 2000, il a été intronisé au Temple de la renommée de l'aviation miniature de l'Academy of Model Aeronautics (AMA) (voir "The AMA History Project Presents: Autobiography of ROLAND A. BOUCHER Modeler, Author, Electric Mod" sur leur site internet).

Après avoir quitté son poste de président de United Californians for Tax Reform qu'il occupait depuis fin 2000, Roland A. Boucher a mis ses compétences en mathématiques au service de l'analyse des codes et formulaires fiscaux fédéraux et californiens. Son travail a été déterminant dans la refonte complète du formulaire simplifié d'impôt californien, permettant de supprimer de nombreuses restrictions inutiles et d'automatiser les calculs mathématiques. Il a ensuite parrainé une proposition de loi similaire au Congrès américain. Son projet de loi a été adopté à la Chambre des Représentants par 418 voix contre 0, mais a été rejeté par le Sénat.

Vers 2015, il s'implique dans un groupe de réflexion et d'action sur le réchauffement climatique, Stable Climate, dont il est l'un des membres fondateurs.

De 2012 à 2020 environ, à la suite de recherches sur les mesures anciennes qui l'ont amené à découvrir que les Sumériens avaient, en substance, développé un système métrique il y a plus de 5000 ans, il publia plusieurs articles à ce sujet.

En 2020, il reçoit le "Gohardani Presentation Award", visant principalement à célébrer les talents de présentation des personnes intéressées par l'aéronautique et l'astronautique de l'association, de la part de l'association à but non lucratif "Springs of Dreams Corporation".

Historique des pistes 1/12° électriques de la marque Leisure

Comme écrit précédemment, Roland A. Boucher a conçu et développé en 1975 une voiture modèle réduit électrique radiocommandée à propulsion électrique, et, avec son épouse, Nancy, il a fondé la société Leisure Electronics (le mot "leisure" signifiant "loisir" en français) pour la fabriquer et commercialiser. La base de cette auto est une Jerobee .049 à moteur thermique de la marque Jomac (également propriétaire de MRP, Model Racing Products) convertie aux électrons. La Jerobee comporte un nombre très réduit de pièces, car elle est basée sur un châssis monobloc comprennant également le support du train avant, le support de l'essieu arrière, le support moteur et le support arrière de la carrosserie, avec une suspension indépendante à ressorts à l'avant de type "king-pin" et un train arrière sans suspension.

Sur l'excellent site Pro10-Classic dédié à l'histoire des Pan-Cars, dans la page dédiée à la Leisure Electronics de 1976, se trouve un article écrit par Roland A. Boucher lui-même sur les débuts de sa société (non précisémment daté), dont voici la retranscription.

"The Development of the Leisure Electronic's Car by Roland Boucher

Electric car racing came to my attention in the early spring of 1975, while writing a series of articles for R/C Modeler on the subject of electric powered aircraft. To my surprise, the first article drew a number of letters and pictures of electric cars. Most used cam activated micro switches and Black and Decker motors. This motivated me to experiment with electric cars, so I called Don McKay, of JoMac, to gain more information on R/C cars. My enthusiasm increased and in a few weeks I had my first Greenwood Vette with a four cell battery pack, a 12/56 tooth gear ratio and went out looking for a race.
I joined the Los Angeles "Chrenshaw Sophisticates." Cy Westbrook, race direc tor for the club, ruled that I could race against the T-Ds. I soon found that you can't beat a T-D with a four cell car no matter what gear ratio you use. That's when the six cell car was born.

Just as I was heginning to learn how to drive and place 2nd and 3rd in heat races, my health declined and I was hospitalized. I sold my business and home in Los Angeles, quit writing the column for RCM, and moved to Irvine. As fate would have it, the famous 1/8 scale R/C Cunningham Museum track is but 2 miles away from my new residence. My three month recovery period gave me leisure time to build and improve my original six cell electric car design. At the end of three months, I had built a dozen six cells cars and was beating the T-D's about half the time on the Cunningham road course in 25 laps finals.

This is when my wife Nancy and I decided to start Leisure Electronics. It has been a happy decision. Car sales are improving cach day and we have met many friendly people associated with car racing. We would like to extend special thanks to Roy Moody, Don McKay, Joe Sullivan, Bob Rule, and Bob VanZee for welcoming us to the wonderful sport of R/C auto racing.

Nancy and I are proud of our cars and make them the best we know how. We all know that nothing is perfect so if you have one of our cars and experience a problem with it or think you know a better way we should do something, fell free to write, I promise you a reply.

Leisure Electronics
11 Deerspring
Irvine, California 92705"

Ce qui donne en français traduit automatiquement:

"Le développement de la voiture de Leisure Electronics par Roland Boucher

La course de voitures électriques a attiré mon attention au début du printemps 1975, alors que j'écrivais une série d'articles pour R/C Modeler sur le thème des avions électriques. À ma grande surprise, le premier article a suscité un certain nombre de lettres et de photos de voitures électriques. La plupart utilisaient des micro-interrupteurs à came et des moteurs Black and Decker. Cela m'a motivé à expérimenter avec des voitures électriques, j'ai donc appelé Don McKay, de JoMac, pour obtenir plus d'informations sur les voitures R/C. Mon enthousiasme a augmenté et en quelques semaines, j'avais ma première Greenwood Vette avec un pack de batteries à quatre cellules, un rapport de démultiplication de 12/56 et je suis parti à la recherche d'une course.

J'ai rejoint les "Chrenshaw Sophisticates" de Los Angeles. Cy Westbrook, directeur de course du club, a décidé que je pouvais courir contre les T-Ds. J'ai vite découvert qu'on ne peut pas battre une T-D avec une voiture à quatre cellules, quel que soit le rapport de démultiplication utilisé. C'est ainsi qu'est née la voiture à six cellules.

Juste au moment où je commençais à apprendre à conduire et à me classer deuxième et troisième dans les courses de qualification, ma santé a décliné et j'ai été hospitalisé. J'ai vendu mon entreprise et ma maison à Los Angeles, j'ai arrêté d'écrire la chronique pour RCM et j'ai déménagé à Irvine. Le destin a voulu que la célèbre piste R/C Cunningham Museum à l'échelle 1/8° ne soit qu'à deux miles de ma nouvelle résidence. Ma période de convalescence de trois mois m'a donné du temps libre pour construire et améliorer ma conception originale de voiture électrique à six cellules. Au bout de trois mois, j'avais construit une douzaine de voitures à six cellules et je battais les T-D environ la moitié du temps sur le circuit routier de Cunningham lors des finales de 25 tours.

C'est alors que ma femme Nancy et moi avons décidé de fonder Leisure Electronics. Cela a été une décision heureuse. Les ventes de voitures s'améliorent chaque jour et nous avons rencontré de nombreuses personnes sympathiques associées à la course automobile. Nous aimerions remercier tout particulièrement Roy Moody, Don McKay, Joe Sullivan, Bob Rule et Bob VanZee de nous avoir accueillis dans le merveilleux sport de la course automobile R/C.

Nancy et moi sommes fiers de nos voitures et les fabriquons du mieux que nous savons. Nous savons tous que rien n'est parfait, donc si vous avez l'une de nos voitures et que vous rencontrez un problème avec elle ou si vous pensez connaître une meilleure façon de faire, n'hésitez pas à nous écrire, je vous promets une réponse.

Leisure Electronics
11 Deerspring
Irvine, Californie 92705"

Ainsi était née la "Greenwood Vette" de Leisure Electronics, qui était disponible avec une radio Futaba FP-2F ou une radio Jomac Mach 3.
De la sincérité et de la modestie, cela détonne tellement avec le marketing actuel au verbiage polissé jusqu'à l'écœurement, dans notre hobby comme partout ailleurs!

Pour information, l'abréviation "T-D" signifie "Tee-Dee", une série de moteurs thermiques née en 1961 de la marque américaine Cox (voir l'article intitulé "The Tee Dee Family" sur le site mh-aerotools).

Autre information étonnante, JoMac proposait dès 1974 semble-t-il sa version électrique de la Jerobee, mais celle-ci semblait plus destinée au marché du loisir qu'à celui de la compétition. Bolink proposa également sa version électrique sur cette base JoMac/MRP.

Et enfin, dernière anecdote, il est fait mention dans ce texte des moteurs de Black & Decker, car à cette époque, cette marque vendait un coupe-bordure ("grass trimer" en anglais) pour la modique somme d'environ 10$ qui comprenait un moteur, une batterie en stick de trois éléments et un chargeur, coupe-bordure que les modélistes s'empressaient de démonter pour en récupérer les composants.
On trouve ainsi dans le numéro de décembre 1975 de R/C Modeler (consultable sur l'indispensable site R/C Book Case) un article des pages 56 à 59 un article intitulé "Building a 1/12 scale electric race car" qui évoquait ces moteurs Black & Decker.
La série d'articles écrits par Roland A. Boucher pour le magazine américain R/C Modeler, intitulée "Quiet Revolution", se trouve dans les numéros de mars 1975 à partir de la page 53, d'avril 1975 à partir de la page 58, de mai 1975 à partir de la page 66, et de juillet 1975 à partir de la page 81.

C'est dans ce dernier numéro de R/C Modeler qu'ont été publiées des photos et des informations relatives à la conversion à la motorisation électrique de Jerobee thermiques à l'échelle 1/12°.

Cet encart ci-bas à gauche provient de la page 6 et cette publicité ci-bas à droite (que l'on retrouve également dans le numéro d'octobre de ce magazine) de la page 82 du magazine Model Builder numéro 53 de septembre 1975, par exemple également trouvable sur le site R/C Book Case.

A la page 88 de ce même magazine Model Builder numéro 53 de septembre 1975, on trouve encore une petite présentation de la société Leisure Electronics en ces termes:

"Roland Boucher, formerly with Astro Flight, has now started a new company, Leisure Electronics, 11 Deerspring, Irvine, California 92705. The first items available from this new establishment are 1/12 scale electric powered R/C cars. Based on the Jerobee gasoline powered R/C cars, Leisure Electronics units have been converted to electric power. The resulting ease of operation for beginners, and those not experienced in the starting and running of glow engines, is obvious. Another plus factor is the elimination of noise.

The (Dodge) Challenger car is for general sporting around and can be run in confined areas. Maximum speed is around 8mph. The control consists of forward, off with braking or reverse, plus steering. These run about 3 hours on dry batteries, and sell for $179.95 with a Futaba FP-2F radio system, or $139.95 with the Jerobee radio system.

The "Greenwood Vette" complete with glued and trued wide racing tires, is designed for racing competition, and is more than competitive with the TD glow powered versions. The control consists of proportional throttle, dynamic braking, and steering.

Careful handling and experience is needed before you can drive the Vette to its full potential. Jamming on full throttle simply results in wheel spinning "ground loops" which will also happen if you let off too suddenly while going fast and the brakes take over. Acceleration far outstrips the glow powered cars, which tend to load up when they slow down for curves.

The "Greenwood Vette" uses re-chargeable car batteries, and the com-plete units, with charging cord to fit automobile cigarette lighters, sell for $219.95 (Futaba FP-2F radio) and $179.95 (Jerobee radio). All units employ dry battery transmitters."

Ce qui donne en français traduit automatiquement:

"Roland Boucher, anciennement chez Astro Flight, a fondé une nouvelle entreprise, Leisure Electronics, située au 11 Deerspring, Irvine, Californie 92705. Les premiers produits disponibles sont des voitures radiocommandées électriques à l'échelle 1/12°. Basées sur les voitures radiocommandées à essence Jerobee, les voitures Leisure Electronics ont été converties à l'électrique. La facilité d'utilisation qui en résulte est indéniable, notamment pour les débutants et ceux qui ne maîtrisent pas le démarrage et l'entretien des moteurs thermiques. L'absence de bruit est un autre avantage non négligeable.

La voiture (Dodge) Challenger est conçue pour une utilisation sportive générale et peut être utilisée dans des espaces restreints. Sa vitesse maximale est d'environ 13km/h. Elle se commande par marche avant, arrêt avec freinage ou marche arrière, et direction. Son autonomie est d'environ trois heures avec des piles sèches. Elle est vendue au prix de 179,95 $ avec un système radio Futaba FP-2F, ou à 139,95 $ avec le système radio Jerobee.

La "Greenwood Vette", équipée de pneus de course larges collés et rectifiés, est conçue pour la compétition et rivalise sans peine avec les versions à moteur thermique TD. Elle se contrôle grâce à un accélérateur proportionnel, un freinage dynamique et une direction précise. Une bonne maîtrise et de l'expérience sont nécessaires pour exploiter pleinement son potentiel. Accélérer à fond provoque des patinages ("loopings"), un phénomène également observé en cas de relâchement brutal de l'accélérateur à haute vitesse, lorsque les freins prennent le relais. Son accélération surpasse largement celle des voitures à moteur thermique, qui ont tendance à s'engorger en virage.

La "Greenwood Vette" fonctionne avec des batteries de voiture rechargeables. Les modèles complets, avec câble de charge compatible allume-cigare, sont vendus à 219,95$ (radio Futaba FP-2F) et 179,95$ (radio Jerobee). Tous les modèles utilisent des émetteurs à piles sèches."

La publicité a évolué dans son slogan dans les numéros suivants de Model Builder de novembre, décembre 1975 et janvier, février, mars, avril 1976 passant de "RACE the TDs and WIN!" à "THE QUIET WINNER".

Dans ce numéro de février 1976 se trouvait également la présentation d'un châssis de conversion électrique complet de Leisure Electronics pour les Jerobee à motorisation thermique. Celui-ci était livré avec des batteries nickel-cadmium, un variateur mécanique, et un moteur électrique, annoncé pour 57,95$.

Un essai complet de ce kit de transformation est proposé dans le numéro 53 de Model Builder d'avril 1976,

Cette autre publicité provient de la page 73 du magazine Model Builder numéro 53 de mai 1976, et que l'on retrouve jusqu'au numéro de janvier 1977, par exemple trouvable sur le site R/C Book Case.

Dans cette publicité, et comme dans les précédentes, la voiture est présentée comme une version "Ready-To-Run electric-powered" de la Jerobee "Greenwood Vette". Dans les suivantes, les voitures Leisure ne le seront plus.

Dans le numéro 62 de février 1977 de Model Builder est annoncé un modèle quatre éléments dénommée "Indoor Racer" livré avec une carrosserie de type "Barquette" Lola 210B. Son châssis n'est pas divulgué, et la filiation avec Jerobee n'est pas revendiquée.

Bien que l'IFMAR (International Federation of Model Auto Racing) ait été officiellement créée seulement en 1979, des compétitions de prestige auto-proclamées "mondiales" ont eu lieu dès le milieu des années 70, principalement aux États-Unis sous l'égide de la ROAR (Radio Operated Auto Racing). Lors des premiers championnats du monde piste 1/12° électrique sous l'égide de l'IFMAR en 1982 à Anaheim en 1982, Kent Clausen a remporté le titre en catégorie "Stock" et Arturo Carbonell celui en "Modified".

Seul l'encart dans le numéro 62 de février 1977 de Model Builder ci-contre fait état d'un titre de champion du monde piste 1/12° électrique décerné à un jeune pilote démommé Curt Schneider. Hormis cet encart, aucune information ne semble plus accessible sur cette course.

A remarquer toutefois que la photo illustrant l'article montre deux autos équipées de carrosserie de Formule 1 ou d'Indy Car.

Dans ce même numéro de Model Builder, la publicité de Leisure Electronics a été adaptée et a adoptée un nouveau slogan, Winner of the 1976 World Championships".

Dans le numéro 65 de mai 1977 de Model Builder, une autre publicité de Leisure Electronics revendiquait le titre de champion du monde 1976.

Fin 1977 est sortie la Leisure 100, une toute nouvelle piste 1/12° électrique.

Basée sur un châssis en composite époxy et fibres de verre intégrant les parechocs avant et arrière, elle inaugurait une nouvelle architecture avec un moteur en position centrale avant et une batterie six éléments en stick en position transversale, le tout pour offrir une répartition des masses 60/40.

Cette nouvelle Leisure 100 ne rompt toutefois pas totalement les ponts avec JoMac car elle a adopté un train avant MRP version 1977.

Elle a adopté également un axe arrière et des roues d'origine Thorp, ainsi qu'une couronne Cox de 48 dents.

La Leisure 100 était disponible en trois versions, la 100 E avec un variateur de vitesse électronique Leisure et une radiocommande Futaba, la 100 R avec un variateur de vitesse mécanique à rhéostat et une radiocommande Futaba, ainsi que la 100 W sans radiocommande et un avec variateur de vitesse mécanique.

Dans le numéro 69 de janvier 1980 de Model Builder, Leisure Electronics présente sa version du différentiel à billes, de conception très proche de celui pour lequel Cecil Schumacher a déposé une demande de brevet en 1978 (GB2034423A Differential drive mechanism).

Le texte accompagnant cette annonce est le suivant:

"One-twelfth scale R/C car racers who are looking for a big jump in per-formance with a minimum of fooling around ought to check out the new Super-Dif' differential being offered by Leisure Electronics. This little goodie is deceptively simple in operation and comes completely assembled, ready to mount rubber and run. In addition, three different spur gears (46, 48, and 50 tooth) are supplied so that you can change gear ratios for top performance on any track.
Most of the major parts (the wheel, spur gear, and ball retainer) are molded from nylon, and the hub is machined from aluminum. Having played around with one of these things, we have a suggestion to make: whenever assem-bling or disassembling the unit, do it over a large pan or bucket. The reason for this is that as soon as you remove the nut and start to take the unit apart, the little ball bearings fall out and roll all over the place. As anyone can tell you, eight ball bearings dropped on the floor will roll in eight different directions, and the chances are mightly slim that you'll get 'em all back. At any rate, it's nice to know that if you do manage to lose any of the parts, replacements are readily available from Leisure at a nominal cost
The Super-Dif' fits all 1/12-scale cars and was used by the winners of both Team Leisure and Team Associated at the 1979 ROAR Nationals, so you know it's got to be a good one. Retail price is $19.95. See your dealer or order direct from Leisure Electronics, 11 Deerspring, Irvine, CA 92714."

Ce qui donne en français traduit automatiquement:

"Les pilotes de voitures radiocommandées à l'échelle 1/12° qui recherchent un gain de performance significatif avec un minimum de manipulations devraient jeter un oeil au nouveau différentiel Super-Dif' proposé par Leisure Electronics. Ce petit bijou est d'une simplicité d'utilisation trompeuse et est livré entièrement assemblé, prêt à recevoir ses pneus et à rouler. De plus, trois pignons différents (46, 48 et 50 dents) sont fournis pour vous permettre de modifier les rapports de transmission et d'obtenir des performances optimales sur tous les circuits. La plupart des pièces principales (la roue, le pignon et le support de billes) sont moulées en nylon, et le moyeu est usiné en aluminium. Après avoir testé ce différentiel, nous avons un conseil à vous donner: lors du montage ou du démontage, effectuez les opérations au-dessus d'un grand récipient. En effet, dès que vous retirez l'écrou et commencez à démonter le différentiel, les petites billes se détachent et se dispersent. Comme chacun sait, huit billes tombées au sol rouleront dans huit directions différentes, et il y a fort peu de chances que vous les retrouviez toutes. Quoi qu'il en soit, il est bon de savoir qu'en cas de perte de pièces, des pièces de rechange sont facilement disponibles chez Leisure à un prix modique. Le Super-Dif' est compatible avec toutes les voitures à l'échelle 1/12° et a été utilisé par les équipes gagnantes de Leisure et d'Associated lors des championnats nationaux ROAR de 1979; c'est donc un produit de qualité. Son prix public conseillé est de 19,95$. Consultez votre revendeur ou commandez directement auprès de Leisure Electronics, 11 Deerspring, Irvine, CA 92714."

Présentation de la Leisure Electronics 100SS Super-Stock version SR

Fin 1979, début 1980, sort la Leisure Electronics 100SS présentée en photos ci-bas. La date de sa sortie commerciale n'est pas facile à estimer, les sources divergeant à ce sujet.

La Leisure 100SS était disponible en trois versions, la 100 SE avec un variateur de vitesse électroniqueet une radiocommande Futaba, la 100 SR avec un variateur de vitesse mécanique et une radiocommande Futaba, la 100 SS dite "Production Class Car Only" ainsi que la 100 SK sans radiocommande.

Le magnifique exemplaire de Leisure Electronics 100SS en photos ci-dessous, qui est en fait une version SR donc, est habillé d'une carrosserie de type Can Am inspirée de la Lola Schkee DB-1 de 1977, probablement d'origine JoMac, Parma ou Bolink.

La Leisure Lectronics 100SS a gardé certes globalement l'architecture de la 100, mais son allure apparait comme résolument plus moderne.

Le servo de direction reste entre les deux demi-trains avant, mais les biellettes sont maintenant situées à l'arrière de ces derniers. A noter également qu'un effet Ackermann réglable est maintenant envisagable, même si c'est un montage à l'ancienne qui est visible sur les photos ci-dessous. Les deux demi-trains sont en aluminium laqué noir et offrent environ 15° de chasse.

Le châssis est toujours en composite époxy-verre, mais d'une épaisseur de 1.5mm, et adopte une découpe plus fine. Il comporte sous la batterie deux excroissances latérales qui permettent leur fixation, et d'un orifice en forme d'oméga de grand diamètre sous le moteur et ouvert sur l'arrière. Les passages de vis ne sont par contre pas fraisés sous le châssis.

La 100SS comporte un différentiel à billes porté par un axe arrière en aluminium tournant sur des roulements à billes.

Les jantes avant et arrière sont d'origine Thorp et de moyeux arrière de la même origine permettant une fixation de la jante par trois vis. Cela rend cette auto compatible avec des jantes d'autres marques présentes sur le marché. A remarquer les jantes avant qui restent très étroites par rapport aux standards actuels.

Le moteur, de classe .05, est un Leisure Electronics avec condensateur pour l'anti-parasitage, sur base Igarashi d'après les différentes sources disponibles.

Le variateur de vitesse est ici un de type mécanique à résistance à rhéostat avec frein progressif et intègre également une prise de charge sur la platine supérieure.

La batterie, de type "stick", est composée de six éléments NiCd au format SC (Sub-Cell) d'origine Général Electric d'une capacité de 1000mAh. Il n'y a pas de prise, hormis la prise de charge, car tout était assemblé soudé d'origine.

Comme de nombreuses autos de cette période (Latrax, Daishin, Pro-Cision, etc.), la Leisure 100SS était livrée avec une radiocommande à volant deux voies FP-2E de Futaba, ici de fréquence 27.195Hz.

L'émetteur FP-2E de Futaba, reconnaissable à son boîtier en tôle pliée et thermolaquée, était très diffusée à cette époque, et se voyait également souvent rebadgée. Son manuel d'utilisation est par exemple consultable sur le site Dirt Burners.

Le récepteur est probablement de référence FP-R2GS.

Les servos des gaz et de la direction sont également d'origine Futaba, et portent la référence FP-S23. Il s'agit de servos miniatures (20x40.5x40.5mm 47g) pesant seulement 47g et ayant un couple de 2.6kg.cm (27.8oz./in). Ils fonctionnent sous 4.0 à 6.6V. Des détails sur ces servos sont consultables par exemple dans ce document hébergé sur le site Rétromodélisme.

Un article spécifique sur une radiocommande Futaba FP-2E, mais rebadgé Pro-Cision, devrait suivre dans quelques temps.

Le carton d'origine en photo ci-contre est également en excellent état.

Sobre, il porte les informations suivantes en haut à gauche:

"The Best is Even Better.
New Pickle Fork Chassis.
New Tempered Aluminum Front End.
New Tempered Aluminum Axle.
New Variable Brake."

Soit en français:

"Le meilleur est encore meilleur.
Nouveau châssis en queue de fourche.
Nouveau train avant en aluminium revenu.
Nouvel axe en aluminium revenu.
Nouveau frein variable."

Et à droite:

"Model 100SS has all of the trick stuff built in that we learned in over one year of rac ing our Model 100 Already the Model 100 has proven to be the winningest car ever in-troduced to the R/C enthusiast. Team Leisure, outnumbered 3 to 1 on the South-ern California racing circuit, has won over 30 stock class events, losing only 3 to the competition. Our new Model 100SS intro-duced in modified class at the 10th An-niversary Invitational Race of the "Oscar" Club of Southern California took 1,3,4, 5. We have since gone on to win the next three modified class races making our record 4-0 at this time. If your customers are serious competitors in 1/12 scale electric R/C racing, you owe it to them to carry the Model 100SS- the Super Stock Car for the 1979 racing season."

Soit en français:

"Le modèle 100SS intègre toutes les innovations que nous avons développées en plus d'un an de compétition avec notre modèle 100. Ce dernier s'est déjà imposé comme la voiture la plus victorieuse jamais présentée aux passionnés de modélisme radiocommandé. L'équipe Leisure, en infériorité numérique de 3 contre 1 sur le circuit de course du sud de la Californie, a remporté plus de 30 épreuves en catégorie Stock, ne s'inclinant que 3 fois face à la concurrence. Notre nouveau modèle 100SS, présenté en catégorie Modifiée lors de la dixième course anniversaire du club "Oscar" de Californie du Sud, a terminé 1er, 3e, 4e et 5e. Nous avons ensuite remporté les trois courses suivantes en catégorie Modifiée, portant notre record à 4-0 à ce jour. Si vos clients sont des compétiteurs sérieux dans le domaine des courses de voitures radiocommandées électriques à l'échelle 1/12°, vous leur devez de proposer le modèle 100SS, la Super Stock Car de la saison de course 1979."

La Leisure Electronics 100SS dans la presse spécialisée.

On peut trouver dans les revues francophones des publicités pour ou des articles sur la Leisure 100SS qui était importée en France par la sociétée D.F.R. International basé à Magland en Haute-Savoie, consultable par exemple sur RC-Paper.com, comme dans:

Un essai complet écrit par Jerzy Bodhanowicz, un pilote émérite célèbre à l'époque dans le milieu de la piste 1/12° électrique, de la Leisure 100SS dans la revue française Adepte Modélisme n°67 - Décembre 1980, de la page 62 à la page 64, est disponible sur l'indispensable site RC-Paper.com, dont voici la retrancription:

"La Leisure 1/12 électrique
Bien connue aux USA où elle occupe une place de tout premier plan, la "Leisure 100 SS", distribuée en France par D.F.R., est un modèle original à plus d'un titre. Elle offre dès sa sortie de boîte le moyen de figurer parmi les meilleurs dans le concert des voitures R/C électriques disponibles sur le marché.
Cette voiture est livrée entièrement montée mécaniquement et électriquement.
Comme nous le verrons tout au long de cet essai, la "Leisure 100 SS" a été étudiée dans ses moindres détails pour offrir d'excellentes performances.

Une mécanique originale
Le châssis, d'une seule pièce en époxy de 15/10ème, est doté au centre de deux excroissances latérales qui permettent la fixation des accus, et à l'arrière d'un orifice circulaire de grand diamètre qui assure le refroidissement du moteur; à l'avant un pare-chocs en kydex évidé est maintenu par 4 vis.
Le train avant est constitué de deux fusées en aluminium laqué noir entre lesquelles prend place le servo de direction. Elles possèdent des bases fraisées et rainurées, afin d'obtenir, d'une part un angle de chasse d'environ 15°, et d'autre part d'en permettre un montage aisé. En outre, le montage des axes de roues, ainsi que le système de fixation des biellettes de direction sur les fusées en arrière des axes de direction assurent à cette dernière un effet différentiel.
Le bloc arrière est constitué d'un bâti également en alu laqué noir fixé sur le châssis par 4 vis qui supporte le moteur et l'axe. La parfaite symétrie du système de fixation de ce bloc sur le châssis en autorise le retournement de 180°, ce qui permet de passer du moteur arrière au moteur central sans difficulté et vice versa.

Le montage électrique
Comme nous l'avons souligné plus haut, la partie électrique de la "Leisure 100 SS" est montée d'origine et comprend:
Les accus qui se présentent sous la forme de deux bâtons de 3 éléments Général Electric de 1 Ah chacun, et sont fixés transversalement au centre du châssis à l'aide d'adhésif double face et de ligatures en nylon.
Le variateur de vitesses mécanique qui est une résistance (1,25Ohm) avec frein progressif fixé sur une platine en époxy maintenue au-dessus des accus grâce à deux colonnettes et sur laquelle on trouve également la prise de charge. Le servo de variation viendra également y prendre place.
Le moteur, qui est un classe 05 avec déparasitage.
Tous les fils reliant ces éléments sont naturellement soudés.

Les accessoires
Notre voiture d'essai était équipée d'un différentiel à billes Leisure, d'un axe arrière en aluminium et de roulements à billes.
A l'avant des pneus durs chaussaient des jantes Thorp à bague bronze, tandis qu'à l'arrière les très belles jantes Leisure étaient équipées de pneus demi-durs.
Enfin, une carrosserie de Chevrolet Monza G.T. habillait notre bolide, mais DFR présente bien d'autres modèles.

Des essais concluants
Supposant que la voiture et surtout les accus n'étaient pas rodés, nous les avons chargés toute une nuit à 150mA.
Le lendemain, le moteur fut rodé à l'aide de de cette charge et après 2 heures et demie il tournait encore, à vide, naturellement. Puis une deuxième charge lente fut suivie d'une charge rapide de 5 minutes, et pour vérifier les réglages du train avant et du différentiel, la décharge s'effectua dans les conditions normales d'utilisation sur le terrain.
Enfin, la charge normale rapide à 4A durant 15 minutes avec la surveillance de la température des accus devait donner toute la puissance à cette voiture.

Effectivement, la puissance au démarrage fut telle que la voiture resta sur place. Diagnostic immédiat, le différentiel était desserré. Après resserrage de la vis B.T.R. nous fîmes 2 ou 3 tours de reconnaissance et puis débuta la séance d'essais chronométrés.
Ce fut véritablement formidable, avec l'équipement pneumatique d'origine, la voiture réalise 19 secondes 8/10 sur le circuit du Club d'Épinay contre 19 secondes pile pour le record du tour. Autant vous le dire, je détiens ce record avec une voiture "perso" et il faut avouer que pour une prise en main avec la "Leisure 100 SS", il y a de quoi être impressionné, d'autant que ma voiture était mieux adaptée à ce circuit.
En effet, la "Leisure" tirait plus long que la "Perso", 13-50 contre 16-48 et j'utilisais lors du record du tour un moteur modifié et des pneus plus mous; la conclusion est on ne peut plus évidente: Sur la piste, les accélérations sont franches (poids de la voiture: 1020g avec la carrosserie), mais en ligne droite, les roues arrière ont tendance à perdre contact avec le sol, vraisemblablement du fait de la souplesse du châssis entre le train avant et le support du variateur de vitesses.

Ce chrono laisse donc espérer que la voiture, avec quelques modifications, deviendra compétitive au plus haut niveau. On est d'ailleurs étonné qu'elle n'ait pas figuré plus tôt parmi les concurrentes des nombreuses courses organisées cette année.
Lors de notre essai, nous avons pu utiliser tout un ensemble d'accessoires également distribués par D.F.R.

L'ensemble radio
Notre voiture était équipée d'un émetteur Futaba, d'un récepteur deux voies et de deux servos avec des disques de petit diamètre.
Même avec une antenne de réception assez courte 30cm, la portée s'est avérée suffisante sur un circuit développant quelque 180m. Les réactions furent saines et le temps des servos adapté aux performances.
L'utilisation du volant ou des manches dépend de chaque pilote, et avec l'entraînement on s'adapte à toutes les radios. Pour les débutants, le volant peut paraître plus adapté, mais c.q.f.d.....
Les roues arrière sont équipées d'adaptateurs Thorp.

Le différentiel
Il est du type à billes, et a été décrit dans notre précédent numéro. Il est réglable et facile à entretenir, mais son système de fixation n'est pas très pratique.

Le chargeur
Parmi les accessoires "Leisure" on trouve également un chargeur équipé d'une minuterie et d'un ampèremètre, ainsi qu'un cordon de charge.
Le premier est équipé d'un "Jack" s'adaptant sur un allume-cigarettes et d'une prise femelle de charge ou de décharge.
L'ampèremètre incorporé ainsi que la minuterie, forment l'équipement néces saire pour une charge rapide; cependant, n'oubliez pas de contrôler de temps en temps la température des accus.
Ce chargeur se branche sur un véhicule possédant le moins de la batterie à la masse, ce qui est le cas aux USA, mais pas évident en Europe. Vérifiez donc la polarité de votre voiture grandeur avant de risquer de détruire les accus.
Quant au cordon, il ne peut servir directement pour la charge, car il ne comporte pas de résistance de charge. Il suffit pour l'utiliser d'en adapter une et pour cela de trouver plus facile à dire qu'à faire une résistance de 0,5 à 0,75 Ohms et 15 à 20 W, de couper l'un des conducteurs et de l'intercaler.

Un bilan positif
Pour revenir à notre "Leisure 100 SS" il faut reconnaître que le bilan général est plus que positif, et rappeler ses nombreux avantages:
1) La possibilité de montage du moteur en avant ou en arrière de l'axe.
2) Le passage du différentiel à l'axe rigide en conservant le même axe et en changeant la roue côté différentiel ou en serrant ce dernier et vice-versa.
3) La position du servo mécanisme de direction entre les porte-fusées.
4) La facilité du réglage du train avant pincement, neutre
5) La simplicité de conception gage de fiabilité et de facilité d'entretien.
6) La possibilité de montage de n'importe quel variateur (mécanique, électronique) et d'adjonction des accessoires (marche arrière, switch plein gaz).
7) L'utilisation des jantes avant et arrière de la plupart des marques existant déjà sur le marché.
8) Le support moteur métallique qui est solide et assure une bonne dissipation de la chaleur.
Cependant, quelques points sont à améliorer:
1) La fixation du différentiel.
2) La standardisation (problème entre les fabricants) des roulements arrière et de la prise de charge.
3) La découpe de l'emplacement du servo de variation de vitesses qui est trop grande et nécessite une platine supplémentaire pour les petits servos.
4) La fixation des accus à demeure. Vous pouvez constater que ce bilan est nettement positif, et cette voiture devrait pouvoir trouver en France les mêmes premières places qu'elle occupe actuellement aux USA."

A cette époque, les concurrentes de la Leisure Electronics 100SS sur les circuits en France étaient principalement la Jerobee, Team Associated RC12E, la Mardave MkII et la SG Antares.

Les évolutions de la Leisure Electronics 100SS.

Dans le numéro 110 de mars 1981 de Model Builder est annoncé une évolution du châssis de la 100SS. Toujours en composite époxy et fibres de verre, il bénéficie de deux trous oblongs longitudinaux supplémentaires visant à offir plus de flexibilté et à le rendre un peu plus léger aussi. Le numéro de pièce (2001) et le prix ont été annoncés comme étant identique à l'ancien.

Dans le numéro 112 de mai 1981 de Model Builder (consultable sur le site R/C Book Case) est présentée une évolution de la 100SS, la 100-SX.

La 100-SX inclut maintenant le nouveau châssis avec deux trous oblongs longitudinaux supplémentaires présenté ci-dessus, une nouvelle platine supérieure, un sauve-servo d'origine Kimbrough, une batterie Sanyo et d'un moteur Stock "Team Select" au format .05. Elle est livrée prête à rouler et sans carrosserie.

Dans le numéro 2 de juin 1981 du magazine R/C Racing News, à la page 30, ou le numéro 4 d'août 1981, à la page 30, ou encore dans le numéro 7 volume 1 de novembre 1981 ou numéro 8 de décembre 1981 du même magazine, disponibles sur le site Dirt-Burners, est évoqué dans une publicité de Leisure un modèle SR avec un nouveau châssis et un nouvel axe, mais aucune photo n'est disponible.
La SX et la SR sont-elles un même modèle ou des modèles différents? Je n'ai pas trouvé la réponse.

Dans ce même numéro 7 volume 1 de novembre 1981 du magazine R/C Racing News, page 30, est présentée dans un encart une version 100TM, et plus particulièrement celle d'un pilote, Frank Killam, vainqueur de la finale A de la catégorie "Modified" des "1981 Western Regionals" (dont le reportage est également présent à la page 8 de ce magazine), et ce devant Mike Lavacot (Team Associated), Mike Toland, Rich Lee, Roger Curtis (Team Associated), Gene Husting (Team Associated), Jim Aguirre, Jerry Case, Doug Kott et Mike Wibben.

Peu de détails sur cette version 100TM, mais on peut distinguer sur la photo ci-contre un renfort supérieure du pod arrière supportant également un aileron.

En 1982, Frank Killam a fini troisième en catégorie "Stock" et second en catégorie "Modified" aux premiers Championnats du Monde piste 1/12° électrique organisés sous l'égide de l'IFMAR, avec une Team Associated RC12i, mais motorisée par un moteur Checkpoint sur base Leisure Electronics LT-50 (source: publicité page 39 dans le numéro 17 volume 2 de septembre 1982 du magazine R/C Racing News) ou page 31 dans le numéro 18). Le LT-50 était lui-même basé sur le AYK GZ1200R (voir par exemple l'article dédié à ce moteur GZ1200R sur le site Classic RC), lui même sur base Sagami.

La version 100TM semble avoir été la dernière auto fabriquée par Leisure elctronics.

Si l'activité de Leisure Electronics s'est poursuivie vers jusque 1992 environ comme écrit précédemment, il semblerait que son implication dans la création d'autos piste 1/12° électrique se soit arrêtée à cette période.

En savoir plus:

Crédits photos: R.Bruhin.
Texte: Georges.